Sarkozy prône un 'petit traité'

Sarkozy prône un 'petit traité'
Retranscription de la dépêche AFP :

"BRUXELLES (AFP) - Nicolas Sarkozy, candidat favori de la droite pour la présidentielle française de 2007, a présenté vendredi un plan pour relancer l'Europe, via un mini-traité qui permettrait à l'UE de fonctionner plus efficacement dès 2009, en attendant un traité plus vaste à renégocier.

Estimant qu'on était arrivé "au bout du modèle européen" conçu il y a 50 ans, il a plaidé à Bruxelles pour une "rupture" dans le fonctionnement des institutions européennes, devant les vénérables fondations Robert Schuman et Les Amis de l'Europe.

Dans un discours très détaillé dont plusieurs auditeurs ont estimé qu'il pourrait "relancer le débat sur l'Europe", M. Sarkozy a expliqué que ce "mini-traité" --qu'il voudrait voir ratifié lorsque la France prendra la présidence tournante de l'UE au premier semestre 2008-- devrait "changer la règle de l'unanimité" qui régit la plupart des décisions des 25.

"La seule façon de sauver l'Europe politique, c'est de faire sauter ce verrou", a-t-il estimé.

A sa place, M. Sarkozy voudrait créér "un mécanisme de majorité +super-qualifiée+ qui exigera 70 ou 80% des votes pour qu'une décision soit adoptée".

Ce mini-traité permettrait également de doter l'Union européenne d'une "présidence stable" et d'un ministre des Affaires étrangères.

M. Sarkozy a aussi plaidé en faveur d'un impôt européen, en prônant des dépenses financées "par des ressources européennes et non plus par les budgets nationaux".

Il n'abandonne pas pour autant l'idée d'un traité plus vaste, de portée comparable au Traité constitutionnel rejeté au printemps 2005 par les Français et les Néerlandais.

Ce "traité fondamental" serait préparé par un "grand débat démocratique" après les élections européennes de 2009, qui déboucherait sur une nouvelle Convention chargée de rédiger le futur texte.

Enfin, M. Sarkozy a réaffirmé que la Turquie n'avait pas sa place dans l'UE, et qu'un "partenariat privilégié" suffirait.

"Nous devons approfondir nos liens avec elle, mais sans aller jusqu'à l'adhésion pleine et entière".

Il faut "fixer une carte géographique et politique à l'UE", a-t-il ajouté, et ne "plus procéder à de nouveaux élargissements tant que de nouvelles institutions n'auront pas été adoptées".

Avec ce discours, M. Sarkozy a clairement montré sa volonté de placer l'Europe au coeur de la campagne présidentielle française, ce qui devrait contribuer à stimuler le débat à l'échelon européen, selon plusieurs spécialistes.

"Il a promis que ce serait une partie importante de la campagne présidentielle française et ça, c'est important, ça devrait relancer le débat", a estimé Keith Richardson, de la fondation Les Amis de l'Europe.

"Il y a une énorme curiosité des propositions européennes des candidats à la présidentielle française, puisque finalement beaucoup dépend de cela, puisque le problème, c'est la France, avec les Pays-Bas", a estimé Philippe de Schoutheete, ancien représentant belge auprès de l'UE.

Pour Paul Magnette, directeur de l'institut d'études européennes à l'Université Libre de Bruxelles, M. Sarkozy a aussi ouvert la porte aux négociations avec l'Allemagne, qui devrait avec la France jouer en 2007 et 2008 un rôle moteur pour sortir de la crise actuelle.

En réaffirmant l'objectif d'un traité plus vaste, selon M. Magnette, M. Sarkozy permet un compromis avec la chancelière Angela Merkel "qui a dit et répété qu'elle ne voulait pas l'abandonner"."

La position de DirectDémocratie est différente, comme vous avez pu le lire plus bas. Que pensez vous de ces mesures ? Susceptible ou non de répondre aux défis et de la mondialisation et de la sécurité et de la demande d'Europe politique et sociale ?
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# Posté le vendredi 08 septembre 2006 18:23

Réactivation présidentielle !!

Réactivation présidentielle !!
En vue de l'élection présidentielle de 2007, DirectDemocracy reprend du service ! Biensur, DirectDemocracy prendra position le moment venu. Pour l'instant, place au débat et plus particulièrement aux questions européennes dans le débat présidentiel.


Quelles sont les positions sur l'Europe des candidats ? Quelle est l'actualité franco-européenne au jour le jour ? La place de l'Europe dans la campagne à venir et l'impact de celle-ci sur la réflexion en France, parmi vous, les français ??


Bref, la campagne présidentielle française vue d'Europe à venir sur ce blog !!
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# Posté le vendredi 08 septembre 2006 18:13

Pour l'entrée de l'Ancienne République Yougoslave de Macédoine

Pour l'entrée de l'Ancienne République Yougoslave de Macédoine
Toujours laisser la porte ouverte à ceux qui veulent nous rejoindre dans notre espace de 'paix, de prospérité et j'espère un jour de bonheur' que doit être l'Union. La Macédoine doit donc nous rejoindre.

Pour protéger la région des Balkans de nouvelles guerres meurtrières. L'Union apparait comme un facteur pacifique de grande ampleur. Faire entrer toute cette région dans notre Communauté permettra d'apaiser voir de réconcilier ces peuples yougoslaves par l'apprentissage de la négociation par opposition aux coups de force qui sont monnaie courante dans leur culture.

Continuer la dissolution politique de l'Union, poursuivre la dissociations entre l'Europe économique et l'Europe politique et sociale que nous voulons. Dans la droite ligne de ce que j'ai présenté dans 'mon programme pour l'Europe' à savoir que l'Union doit se faire exclusivement économiquement alors qu'une Fédération des européens et de l'Europe doit voir le jour avec un nombre de pays plus restreints. Dans cette esprit, plus il y a des pays qui entrent dans l'Union, moins l'Union politique fonctionnera et plus ceux qui ont envie d'Europe politique se dirigeront vers cette solution.

De la même facon, j'espère que l'Union ouvrira ses portes à la Bosnie Herzégovine, la Serbie Monténégro, l'Albanie, la Moldavie, l'Ukraine, la Biélorussie, l'ensemble des pays du pourtour méditerranéen ainsi qu'aux pays de l'Association de Libre Echange Européen. Et pourquoi pas plus ...

# Posté le samedi 17 décembre 2005 06:01

Pour un budget européen digne de ce nom

Pour un budget européen digne de ce nom
Une 'Grande Europe'? Le budget qui vient d'être adopté n'est pas à la mesure de l'ambition. Le premier pas pour aller vers l'Europe intégrée, c'est bien de lui donner plus de pouvoir, donc plus d'argent.

Plus d'argent pour investir. Il ne suffit pas de faire des incantations pour aider les nouveaux entrants à se faire une santé financière et économique, il faut des moyens. Ces moyens, nous les avons à l'Ouest. Mais nos égoisme nationaux nous empêchent d'avancer.

Plus d'argent pour donner plus de poids politique. Si les instititions europennes ont les moyens de faire respecter leurs textes, alors elles seront renforcées. Il sont beaux ceux qui nous parlaient d'une Europe plus forte pendant la campagne référendaire et qui, aujourd'hui, refusent de donner un budget à cette même ambition.

Plus d'argent pour étendre l'activité de l'Union à d'autres domaines. On ne peut pas se contenter de faire comme on a toujours fait, une Europe forte doit être une Europe qui conquiert de nouveaux secteurs, domaines qui lui étaient auparavant fermés pour des causes politiques ou financières.

Un budget à 3% du PIB, soit le double de ce qui a été proposé, voilà le premier pas qu'il faudrait réaliser pour construire une Europe digne de ce nom. Mais 3% pour seulement pour cette année avec des perspectives beaucoup plus importantes à chaque budget !
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# Posté le samedi 17 décembre 2005 05:40

Modifié le jeudi 21 juin 2007 16:41

Pour des primaires à l'italienne

Pour des primaires à l'italienne
Assez de subir nos partis, je souhaiterais, comme certainement beaucoup de citoyens, choisir ceux qui vont nous diriger, et pas ceux que les partis nous imposent. Il faut des primaires à l'italienne pour choisir notre candidat de la gauche !

Pour éviter la dispertion des voix au premier tour. N'oublions pas le 21 avril 2002. Une nouvelle fois dans la présidentielle, on le sait, les voix de gauche peuvent s'éparpiller dans le kaléidoscope des nuances, du rose pâle au rouge vif. Malgré l'humiliation de 2002, les forces centrifuges sont toujours à l'oeuvre. La coupure du non handicapera forcément la gauche de gouvernement. La scissiparité naturelle à l'extrême-gauche fera proliférer comme paramécies les candidats trotskistes ou altermondialistes ; les Verts et les communistes ne résisteront pas à l'appel de la campagne (électorale, s'entend) ; et pour couronner le tout, un Tapie ou un Kouchner vont troubler le jeu en échange d'obscures indulgences. Alors le candidat de la gauche risquera encore ce qui l'a éliminé il y a trois ans : une troisième place qui l'exclura une nouvelle fois du débat décisif. Il existe pourtant un moyen de conjurer ce spectre. Ce moyen vient d'Italie.

L'expérience italienne. Là-bas, la gauche, soucieuse de préparer un gouvernement commun, s'est mise d'accord sur une procédure efficace et moderne. Appelant aux urnes improvisées les électeurs de gauche soudain valorisés, elle a décidé que, dans une consultation informelle mais régulière, le champion de l'anti-berlusconisme sortirait non d'une « combinazione » d'état-major mais d'une campagne « interne-externe » à la gauche. Là où l'on attendait à peine un million de participants, quelque quatre millions d'électeurs sont apparus pour désigner leur porte-parole dans l'élection à venir. Viva Italia !

Des adaptations à faire à la France. Bien sûr, l'importation en France de cette méthode suppose des adaptations. Beaucoup de candidats, préférant l'ambition à la discipline, ne résisteront pas à la perspective d'apparaître dans les émissions garanties par une campagne officielle de premier tour. Mais pour la gauche qui, elle, prétend agir concrètement, quel surcroît de légitimité, et quel moyen de resserrer avec son électorat le lien distendu par la campagne référendaire ! Rêvons un peu : radicaux, écologistes, socialistes et communistes s'entendent sur une consultation de pré-campagne. Au lieu d'une dispersion qui verrait les alliés se déchirer pendant des mois pour grappiller quelques parts de marché électoral alors qu'ils prétendent gouverner ensemble, un candidat issu de la volonté populaire, désigné dans une procédure ouverte, présentera aux Français un projet éprouvé par un débat démocratique national. Ce serait, à la place de la valse stérile des sondages, le grand événement de la campagne.

Des objections techniques existent ? Elles ne sont qu'excuses pour les conservateurs, les calculateurs et les défenseur d'un régime d'exculsivité des partis ayant une vision surannée de la politique. Ce que la gauche italienne a fait, pourquoi la gauche française le jugerait-elle impossible ?

Une rupture démocratique. Ces primaires donneraient à la gauche la respectabilité démocratique dont les hommes politiques manquent souvent. Elles permettraient d'élargir une base militante certes respectable mais limitée aux militants encartés dont la représentativité sociologique est par nature faible. Elles permettraient enfin aux électeurs de la gauche profonde, troublés par le référendum, de retrouver leurs marques dans un échange direct et prolongé avec leurs représentants - par exemple à l'occasion d'un tour de France de débats et de réunions - au lieu de se sentir frustrés par une désignation qui leur échappe. Pour une gauche trop coupée de ses mandants, ce serait la voie du salut.

POUR des primaires, POUR que les citoyens choisissent leur candidat, contre la logique des partis, contre le nombrilisme socialiste et POUR la démocratie !
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# Posté le samedi 10 décembre 2005 13:53